Publié le 7 juillet 2026 Mis à jour le 7 juillet 2026
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Le 5 juillet 2026, le réseau de disdromètres (Laser Precipitation Monitors ; LPM sur la Fig. 1a) du LMV-OPGC installé sur le flanc sud-est de l’Etna a enregistré sa première séquence de retombées de cendres depuis son installation en octobre 2025.

Suite à une activité explosive du cratère La Voragine générant un panache de cendres en continu et dispersé vers le sud-est, des retombées de téphras ont été détectées à Catane (à 25 km des cratères sommitaux ; Fig. 1a et 1b) approximativement 2 heures après le début de l’activité (Fig. 1c).

Sur toute la journée, le disdromètre LPM2 de Catane a mesuré deux événements de retombées de cendres fines (Fig. 2a) généralement inférieures à 0.40 mm (valeurs médianes des distributions granulométriques comprises entre 0.21 et 0.25 mm ; Fig. 2b). Les taux de sédimentation sont de l’ordre de 10-7 à 10-6 kg/m²/s. Ces valeurs correspondent à des retombées de petite intensité générant de faibles accumulations de téphras au sol avec une accumulation journalière totale de 16.1 g/m². Malgré la faible intensité de ces retombées au niveau de Catane, elles ont provoqué la fermeture de l’aéroport international les 5 et 6 juillet 2026. Les données du LPM1 plus proche du volcan (~15 km) seront traitées prochainement.

Les observations faites par le réseau sont transmises en direct à l’OPGC par réseau GSM et traitées quotidiennement afin de fournir des rapports à l’INGV-OE ainsi qu’à des collaborateurs internationaux (e.g., Université de Genève). Les résultats issus des données pourront, en plus d’étudier la dynamique fine des retombées de téphras à l’Etna, permettre de contraindre non seulement les prévisions des modèles de dispersion faites en opérationnel mais aussi les observations d’autres capteurs du réseau de surveillance de l’INGV-OE (e.g., radar scannant à l’aéroport international).

Le réseau, créé et géré par V. Freret-Lorgeril, T. Latchimy et P. Cacault, a jusqu’ici été financé par le Service National d’Observations en Volcanologie (SNOV), le Labex ClerVolc ainsi que le LMV. Toutes les données seront mises à disposition via le service d’observation VOLDORAD (VOLcano DOppler RAdars and Disdrometers) avant la fin de l’année. D’ici à 2027, au moins deux autres stations autonomes seront installées autour de l’Etna et permettront de mieux couvrir les zones les plus impactées par les retombées de téphras.